11 février 2008
'til the End

Tout restera intact. C'est un sentiment très rassurant que de savoir que tout est là, à portée d'un clic.
Mais, depuis plusieurs semaines, j'ai la sensation de tourner en rond. D'être comme prisonnière de cet espace. J'ai envie d'écrire sans deux ans de notes derrière moi. Alors, bien sûr, la différence ne sera pas flagrante. Même ton sans doute, mêmes liens, mêmes goûts, mêmes envies. Mais, l'envie était là, en moi depuis quelques temps déjà. Tout comme le besoin de recommencer, ailleurs.
Merci à tous ceux et à toutes celles qui m'ont lu pendant ces deux ans. J'espère très sincèrement vous retrouver dans mon nouvel abri.
18:46 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04 février 2008
Sur la route...
Si rien ne cloche d'ici là, dans 173 jours, je reverrais mes Côtes-d'Armor. Je ne comprends pas toujours bien le lien presque filial qui m'unit à cette région alors que je n'y suis allée que deux fois. Les coups de foudre ne s'expliquent pas. Je ne saurais pas vous expliquer la sérénité qui m'étreint à la vue de cette mer turquoise dont les rouleaux s'écrasent avec force sur les rochers de granit rose. Laisser le vent caresser mes joues, s'infiltrer dans mes cheveux. Je m'y sens bien. Apaisée. C'est aussi simple que cela.

Je nous imagine déjà, riant, chantant à tue-tête dans ma petite 106 rouge. Ces vacances dont on parle depuis plusieurs années.
Nous quatre. La Bretagne.
Une parenthèse enchantée.

21:11 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03 février 2008
Expectations
Mes mots s'alignent sur le papier, et me paraissent creux, vains. Dans un coin de ma tête résonnent ces rimes que je crèverais d'envie de pouvoir écrire. J'envie tant ceux qui savent si bien manier les mots. Avide, ivre d'envie, je me laisse porter par la beauté insolente de ces enchaînements.
Capturer un moment saisi dans l'objectif. Lumière, couleur, sensation. Montrer au monde.
Capturer un moment saisi dans l'objectif. Lumière, couleur, sensation. Montrer au monde.

Assise sur un banc, ma main dans la tienne. Courir sur une plage déserte, jouer avec les vagues et me jetter dans tes bras. Nicher ma tête dans ton cou, t'écouter me rassurer, te faire rire avec mes bêtises.
J'ai tant d'envies, de rêves qui se bousculent dans ma tête, m'étourdissent. J'ai peur de n'en réaliser aucun. De vivre une vie fade, sans saveur. Je rêve d'absolu, de grands espaces, de sentiments débordants. Et je m'enferme dans la routine.

Rêver d'océans
Rêver de pur-sang
Mais on est dans le dur
Pour cette vie c'est sûr
Et après
Et après
Qui sait
La peau sur les os
Et la croix dans le dos
Et des routes de nuit
Et des gens blanchis
Et des rêves
Mais qu'on en crève
Et pour rien
Puisque tout tient
Dans la main
Je me suis réveillé ce matin
Pour la rose d'un jardin
Au coeur humain
Encore humain
A l'appel de nos noms on revient
Comme on revient
Et pourquoi
Juste pour connaître la fin
Qu'on est loin des Amériques
Qu'on est loin des Amériques
Je me suis perdu un million de fois
Rêver de pur-sang
Mais on est dans le dur
Pour cette vie c'est sûr
Et après
Et après
Qui sait
La peau sur les os
Et la croix dans le dos
Et des routes de nuit
Et des gens blanchis
Et des rêves
Mais qu'on en crève
Et pour rien
Puisque tout tient
Dans la main
Je me suis réveillé ce matin
Pour la rose d'un jardin
Au coeur humain
Encore humain
A l'appel de nos noms on revient
Comme on revient
Et pourquoi
Juste pour connaître la fin
Qu'on est loin des Amériques
Qu'on est loin des Amériques
Je me suis perdu un million de fois
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