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28 janvier 2008

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C'est bête, mais je savoure le plaisir indicible d'un paquet de Pepito chocolat noir et d'une tasse de thé, après sept heures à plancher sur le rôle de la France dans la construction de l'Europe entre 1929 et 1969. L'épaule endolorie, les nerfs qui retombent après cette série de concours blancs qui s'achèvent.

C'est bête, mais je souris en pensant à mon compte en banque renfloué par le versement des quatres derniers mois de ma bourse d'Agrégation. Je vais pouvoir souffler, me faire plaisir, un peu, économiser, beaucoup.

C'est bête, mais je trépigne d'impatience à la pensée de cette semaine en Bretagne qui se profile. Là où je vais, il y a la mer...

22 janvier 2008

Vive le vent...

Un pincement au coeur. Sourire. Dis, c'est possible de tomber amoureuse en quinze petites secondes ?

Il faut croire que oui. 

Ca s'appelle le coup de foudre, il paraît.

 
Vivement le 17 mars. Vraiment... 

17 janvier 2008

Alanis in Sarkoland

Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer. Mais impossible d'y échapper, Nicolas S. est partout. Tout le temps. Il s'agite, il parle, il remue les épaules nerveusement et il va à Eurodisney avec sa dernière conquête. Et moi, je n'en peux plus. Je sature, je fatigue, je suis au bord de l'overdose. Et ça ne fait même pas un an qu'il s'est installé à l'Elysée. Je ne sais pas pourquoi il fascine autant, tant ses mots me paraissent faux, creux et démagogiques. Je fais peut-être de l'anti-sarkozisme primaire, mais je ne comprends pas comment on a pu tomber aussi bas. La vacuité du discours politique actuel me laisse perplexe. Carla Bruni fait la Une pendant qu'on remet en cause ce qui faisait la base de notre droit depuis la Révolution française avec un projet de loi visant à la création de la "rétention de sécurité". Et personne, ou presque, ne semble hausser le ton.
 
Et pendant que Nicolas admire les pyramides, un charter passe au-dessus de sa tête, empli de sans-papiers qu'on traite comme du bétail. Il faut faire du chiffre. 25 000 expulsions. Ah non, pardon, il ne faut pas dire expulsions selon monsieur le Ministre de l'Identité nationale, il faut dire éloignement. Peut-être que comme ça, on oubliera les conditions abominables que ces sans-papiers ont subi pour arriver dans le pays des droits de l'Homme. Réseaux de passeurs, s'entasser à cinquante dans une barque prévue pour dix, risquer sa vie dans la soute d'un avion. Se prostituer même parfois. Alors, vous me direz, on ne peut pas accueillir tout le monde. Sans doute. Je ne prétends pas avoir de solution miracle. Ma conviction profonde, c'est que la politique des quotas et de l'immigration choisie est répugnante. Et surtout inutile. Parce que l'on sait que ces expulsés reviendront. Tant mieux, ça gonflera les chiffres. Ils risqueront leur vie à nouveau. Quitte à mourir.

Adieu 35h, service public, éducation nationale, pouvoir d'achat. Les caisses sont vides, alors on ne peut rien faire. Désolé.

C'est pas grave, tant que Carla et Nicolas sont heureux...

13 janvier 2008

Underneath

Il y a des trouvailles imprévues au détour d'un clic, entre deux révisions, qui mettent instantanément un sourire sur mes lèvres. Je sens que je vais fredonner cet air pendant quelques jours.
 
Extrait de son nouvel album prévu en 2008. Alanis Morissette, Underneath. J'ai hâte d'avoir l'album entre les mains. Et je sens que je vais l'aimer. 
 
 
Et, en bonus, une version live d'une autre chanson inédite issue du prochain album d'Alanis. C'est une chanson sublime, pleine d'émotion qui s'appelle Not as we.  

10 janvier 2008

On hold

Je me sens comme dans un tourbillon, fatiguée, lasse. C'est la période des concours blancs et je révise inlassablement entre les cours qui ont repris cette semaine. Lundi, c'est l'histoire médiévale et je déteste ça. C'est la matière que j'ai le moins bossé l'an dernier, mais là, pas question de faire la moindre impasse. Donc je bûche. Tout en me disant, à quoi bon ? J'ai le CAPES. Il n'y a que 83 postes à l'Agrégation cette année. Mais, je crève d'envie de cette thèse. Même si ça sera très difficile. 
L'inspiration me fait cruellement défaut aussi. J'ai des mails en retard, des cartes de voeux à envoyer. Et toutes vos jolies notes à commenter. Même si je ne suis pas très présente, je pense à vous Shopgirl, Mam'zelle Poupée, Titania, Heather, Camille et les autres. Par ailleurs, il se trouve que j'ai envie de changer d'air. Je suis allée prospecter sur Blogger, mais j'hésite encore. J'aime cet espace, mais j'ai parfois l'impression qu'il serait peut-être temps de changer de carnet, de noircir mes pages ailleurs. 

Entre deux averses, il y a aussi ces rayons de soleil. La bonne ambiance à la fac, les coups de fil et les mails interminables, Jane Austen, Sense and Sensibility, Edward Ferrars. Et je redécouvre à quel point j'aime Ally McBeal, Larry et cette saison bien particulière.

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See you soon...

05 janvier 2008

You pierce my soul

J'éprouve un attachement tout particulier pour Persuasion, ce roman de Jane Austen écrit peu avant sa mort et qu'elle n'aura d'ailleurs pas le temps de retoucher. Sans doute aurait-elle adouci l'ironie amère qu'elle sait si bien distiller dans les mots et les actions de certains de ses personnages. Comme toujours chez la romancière, l'histoire est somme tout banale. Celle d'un amour perdu, d'une jeune femme emplie de regrets à la pensée de celui qu'elle a refusé d'épouser huit années auparavant. 
 
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 J'aime ce roman pour sa mélancolie, sa profondeur. Anne Elliot est sans doute le personnage féminin le plus abouti et le plus complexe de Jane Austen. Le plus touchant aussi. Comment rester insensible face à sa tristesse, ses doutes ? Elle est également pleine de générosité et de sincérité. Comme elle dénote face à son père, orgueilleux baronnet ruiné à qui il ne reste guère que sa prétention et son mépris, ou face à ses soeurs. La plume acide de Jane, qu'on retrouve notamment dans Sense and Sensibility, sait dépeindre à merveille les travers de ses personnages.

Et bien sûr, il y a Wentworth. Officier de marine pauvre, il a été jugé indigne d'épouser Anne, la fille d'un baronnet. Il réapparaît, huit ans plus tard, enrichi et cherchant à se marier. Fier, il ignore Anne. Mais, l'a t-il vraiment oublié ? Ecartelé par ses sentiments, sa fierté, son honneur, il se dévoile dans une lettre, qui restera à jamais ce que Jane a écrit de mieux. C'est frissonnante que je relis encore et encore ces quelques lignes.

"I can listen no longer in silence. I must speak to you by such means as are within my reach. You pierce my soul. I am half agony, half hope. Tell me not that I am too late, that such precious feelings are gone for ever. I offer myself to you again with a heart even more your own than when you almost broke it, eight years and a half ago. Dare not say that man forgets sooner than woman, that his love has an earlier death. I have loved none but you. Unjust I may have been, weak and resentful I have been, but never inconstant. You alone have brought me to Bath. For you alone, I think and plan. Have you not seen this? Can you fail to have understood my wishes? I had not waited even these ten days, could I have read your feelings, as I think you must have penetrated mine. I can hardly write. I am every instant hearing something which overpowers me. You sink your voice, but I can distinguish the tones of that voice when they would be lost on others. Too good, too excellent creature! You do us justice, indeed. You do believe that there is true attachment and constancy among men. Believe it to be most fervent, most undeviating, in".

Comme tous les romans de Jane, Persuasion a été à plusieurs reprises adapté pour la télévision. En 2007, la chaîne anglaise ITV proposait une nouvelle adaptation avec Sally Hawkins, interprétant à la perfection Anne, et Rupert Penry-Jones en très séduisant et convaincant Frederick Wentworth. Malgré ses point faibles (je pense notamment à la fin, qui dénature totalement la lettre de Wentworth), j'aime beaucoup cette adaptation. 
 
 
 

01 janvier 2008

January, the 1st

La soirée fut belle. On a ri, beaucoup. On a chanté, faux. On était nous. Et c'était bien.

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Bonne année 2008 à tous et à toutes. Je vous souhaite la santé, la joie, la réussite. Plus de sérénité, de rires, de bonheurs simples à attraper au vol et à garder précieusement en tête. 

Alanis. 

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