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31 octobre 2007

Previously on

Vous n'avez jamais rêvé de vous réincarner en chat domestique ? Lorsque je vois ma petite boule de poils pelotonnée sur mon lit, profondément endormie, je n'ai qu'une envie : abandonner mon enveloppe corporelle et me transformer en petit matou choyé par ses maîtres. Une maison chauffée, des lits ou des fauteuils dans lesquels se blottir, à manger et à boire, de l'affection. Que demander de plus quand on se sent fatiguée et pas forcément très courageuse ?
 
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Mais voilà, je ne suis pas un chat, mais une étudiante préparant l'Agrégation d'Histoire. Alors, ma vie, c'est plutôt ça en ce moment.
 
¤ Des AG dans un amphi. Ma fac est en grève depuis vendredi pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des Universités. Et accessoirement aussi, pour protester contre les dernières lois gouvernementales sur l'immigration et les retraites. Heureusement, nous avons voté un blocage "intelligent, ce qui nous permet, nous préparationnaires des concours, d'avoir bien cours. Reste à savoir si le mouvement va effectivement se répandre ailleurs, ou s'il sera écrasé dans l'oeuf.

¤ Du travail en bibliothèque. Enfin, sauf que notre bibliothèque est fermée à cause de la grève. Alors, je dois me rabattre sur la BU où les bouquins utiles sont pour la plupart empruntés. Et où la majorité des étudiants ne connaissent pas le silence.

¤ Essayer de rester zen face aux bavard(e)s / glousseurs(ses) / sans-gênes qui peuplent la BU. Parmi eux, des candidats au CAPES de ma promo. Les mêmes qui parlent en cours d'ailleurs. Plus ça va, moins je tolère. Je me retiens de me lever et de leur hurler de sortir.

¤ Des pauses café, des repas où l'on rit, partage, fait connaissance. Et où on se dit que l'ambiance est bien meilleure que l'an dernier avec les deux pimbêches.

¤ De la musique pour se redonner la pêche. Et les Babyshambles, c'est idéal pour ça.

¤ Réaliser que plus j'apprends, plus je suis passionnée. Curieuse. De lire, de savoir. Et se sentir impatiente de transmettre cette passion l'an prochain.

¤ Et se dire que, malgré tout ça, ça va. Parce que j'aime ce que je fais, parce qu'elles sont là, parce que les rêves et les envies s'accumulent comme autant de petits post-it collés à côté de mon bureau.
 

30 octobre 2007

Teasing

Puisque ça semble intriguer mes lectrices, demain je vous expliquerais comment et pourquoi ma fac est la seule à se mettre en grève. Et pourquoi je rêve de me réincarner en chat domestique. Et comme j'avais aussi envie de vous raconter ma passionnante semaine d'agrégative, ça fera d'une pierre deux coups.

Parce que là, je suis fatiguée et j'ai mal à la tête. Et demain, je dois me lever pour aller écouter pendant deux heures une dame qui va nous expliquer qu'en Russie, il fait très froid et que c'est pas pratique pour les transports. J'exagère à peine, ses cours sont d'une banalité affligeante...

Parce que non, moi je suis pas en vacances, non mais !

Good night everyone.  

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Us

Ce soir, en reprenant la voiture, j'avais le sourire accroché aux lèvres. Et pourtant, la journée a été fatiguante. Depuis vendredi, la fac est bloquée, mais nos cours assurés (concours oblige...). Pourtant, la logistique est à revoir, et surtout, la bibliothèque bien trop bruyante pour que je puisse travailler.

Une fin d'après-midi à la campagne, autour de trois thés, un chocolat, quelques biscuits. Des fous-rires. Une course-poursuite autour de la table en bois. Parler de tout et de rien, de nos vies un peu éparpillées ces derniers temps, de nos rencontres. De nos projets de concerts, de voyages, de ce match de rugby dans la région. Elles et moi ensemble.

Tout semble naturel. Les éclats de rire fusent, la conversation ne connaît pas de temps mort. Et moi, je me dis que je serais perdue sans elles. Parce que plus ça va, plus je sais qu'elles et moi, c'est pour toujours.

I love you girls...
 
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22 octobre 2007

Hit the road

Dès le début, j'ai détesté conduire. Je garde un mauvais souvenir de la conduite accompagnée où les sorties finissaient trop souvent par des cris et des larmes. J'étais effrayée, tendue, mes mains se serrant très fort sur le volant. Je me sentais empotée, stupide et découragée après presque chaque heure passée en compagnie de ma pourtant charmante, patiente et adorable monitrice. C'était une petite dame d'une cinquantaine d'années, douce et bavarde qui jamais ne haussait la voix et qui aimait tant me parler de ses petits-enfants.

Les miracles existent. Pour preuve, j'ai eu mon permis du premier coup. Malgré tout, j'ai longtemps ricané face à ceux qui me disaient qu'avec le temps, conduire deviendrait un plaisir.

Je ressens enfin cette sensation inouïe de liberté derrière le volant de ma petite 106 rouge. Parcourir les routes, les rues et chanter à tue-tête au son de l'autoradio. Plisser les yeux face au soleil, admirer d'un regard furtif les couleurs dorées du soleil qui se lève le matin. Sentir le vent à travers l'entrebaillement de la vitre.

Comme si tout devenait possible. L'impression de tout laisser derrière soi pour juste rouler à l'infini. Avaler des kilomètres, avide de liberté et débarrassée du raisonnable, des responsabilités. Juste la route à perte de vue.

Which way is Elmo ?
 
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12 octobre 2007

You've got mail

Je ne sais pas si vous vous souvenez d'une scène du film "You've got mail" avec Tom Hanks et Meg Ryan où les deux personnages principaux décrivent la sensation qu'ils éprouvent lorsqu'ils se connectent à Internet et que trois mots magiques apparaissent à l'écran : "you've got mail". A chaque fois que je regarde ce film, je suis particulièrement troublée par la justesse de cette scène. Je connais tellement ce sentiment, ce plaisir indicible au moment de la découverte de nouvelles missives dans cette boîte pas si virtuelle que cela finalement. Le coeur qui bat un peu à la lecture du destinataire, les quelques secondes de chargement qui me séparent de la lecture des mots précieux qui vont bientôt envahir mon écran. Certes, rien ne remplacera jamais à mes yeux le plaisir et le charme d'une lettre manuscrite. Et pourtant. La sensation est peut-être différente avec un mail, mais elle existe.

Et, parfois, au sein de ces mails, se trouvent vos commentaires. Ces petites marques d'attention, ces remarques, ces mots doux et gentils, parfois drôles aussi qui me font dire que, quelque part, ce que vous venez de lire vous a touché, amusé. Je m'étonne encore de la place que certains d'entre vous a aussi pris dans ma vie. Je me surprends à parler de F. ou de M., elles font partie de mon cercle d'amis, même par écran interposé. Des liens se sont tissés, plus que je n'aurais pu l'imaginer. Une chanson, un film, une anecdote me fait penser à vous.
 
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Tout à l'heure, je faisais un tour dans mes statistiques et un lien m'a intrigué. Un clic et je suis arrivée sur ce site, un annuaire de "blogs de filles sélectionnés en fonction de la qualité de leur contenu". J'ai eu la bonne surprise de découvrir mon blog dans cet annuaire. Mieux encore. Une lectrice anonyme y a laissé un descriptif qui, je l'avoue, m'a fait plaisir. M'a touchée même. Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce petit texte. "Un journal intime, où les chansons choisies accompagnent très bien l'humeur du texte, un peu comme dans une série américaine ! Alanis choisit KT Tunstall, Razorlight, Mat Kearney ou encore Snow Patrol pour parler de son quotidien et partager ses interrogations".

Ce n'est pas aujourd'hui que je vais rompre avec cette "tradition" musicale...

Juste parce que c'est une de mes préférées de l'album.

07 octobre 2007

A break

La semaine s'est déroulée dans un tourbillon, amputée par un lundi consacrée à se remettre du mariage du week-end dernier. Si je n'ai pas parlé du mariage, c'est qu'il n'y a rien à en dire, ou presque. Enrhumée, fatiguée, j'ai alterné cours et boulot en bibliothèque. Avec cette impression de ne pas avoir de temps. 

Alors, ce week-end, et parce que c'est quand même le début de l'année, les livres et classeurs sont restés sagement au fond de mon sac. A la place, j'ai rattrapé mon retard de sériephile. Calée sur mon lit, une tasse de thé sur la table de nuit. Un moment passé chez Miranda à se raconter notre semaine et à regarder d'un oeil le match de rugby. Et cette promenade au Jardin des Plantes. I also think about this lucky friend who's leaving for New York...

Ciel bleu, soleil, vent frais éclaircissent toujours mes pensées. Comme si tout paraissait plus simple, plus limpide. Comme si tout était possible. Lever les yeux au ciel et sourire, respirer. Recharger ses batteries avant une autre semaine de travail.  

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Comme il paraît que c'est ma chanson d'amour...
 
Bande-son : Jack Johnson, Sitting, waiting and wishing
 
Maybe you've been through this before
But it's my first time so please ignore
The next few lines cause they're directed at you
I can't always be waiting, waiting on you
I can't always be playing, playing your fool

06 octobre 2007

KT and me

She's just amazing...
 

04 octobre 2007

(...)

Fatiguée. STOP. Rentrée depuis peu, déjà débordée. STOP. L'Agrégation, c'est dur. STOP. Mine de rien. STOP. Plus beaucoup de temps pour moi. STOP. Mes cheveux refusent de se discipliner, et ça m'énerve. STOP. Elles me manquent. STOP. Envie de rester sous la couette. STOP. Avec les nouvelles saisons de mes séries fétiches. STOP. Pause prévue ce week-end. STOP.

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Too much to do, and so little time...

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