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28 juillet 2007

If Lauren asks...

I obey ! Tagguée par Titania, je m'exécute.

Last book I bought

Olivier Adam, Je vais bien, ne t'en fais dont est tiré le magnifique film du même nom. J'avais envie de lire le roman, très court, mais j'ai eu du mal à rentrer dans le style et à me faire aux changements du film par rapport au roman, notamment concernant le personnage de Thomas (le si craquant Julien Boisselier).

Book I'm reading

Sense and Sensibility de Jane Austen. Je suis de plus en plus admirative du style de Jane, de son humour et de sa plume bien plus acerbe qu'il n'y paraît. Les descriptions des soirées des demoiselles Dashwood en compagnie de leurs voisins et de leurs invités sont particulièrement savoureuses. Et puis Marianne, Elinor, Edward, Willoughby et le colonel Brandon. Et Jane. Toujours.

Three books that mean a lot to me

Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot. Pour les larmes qui coulent toujours sur mes joues, pour Mathilde, pour Manech, pour l'absurdité et la violence de la guerre. Pour le style. Persuasion de Jane Austen. Pas le plus connu, mais mon roman fétiche parce que je me reconnais parfois dans Anne. Et pour cette lettre. Un roman plus mélancolique, plus sombre que les autres aussi. Little women de Louisa May Alcott. Tellement associé à mon enfance et lu des dizaines de fois. Pour Jo et le lien qui unit ces trois soeurs.

Last film I saw

Arthur et les Minimoys, en dvd avec Miranda

Three films that mean a lot to me

Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, je n'ai jamais rien ressenti de tel au cinéma. Je suis tombée amoureuse de ce film. Une fable quasi-parfaite qui me chavire à chaque fois. Pour Audrey, Nino, Mathieu et Jean-Pierre. Forrest Gump que je ne peux plus regarder sans pleurer pendant une bonne partie du film. Notting Hill pour l'incorrigible fan des comédies romantiques que je suis. Julia, Hugh et cette magnifique chanson de Ronan Keating.

Last CD I bought

Christophe Maé. Moi qui suis de plus en plus fâchée avec la chanson française, je l'ai écouté par curiosité et, séduite par la voix, le rythme et la bonne humeur que cet album me déclenche, je suis repartie avec. 

Song currently playing

Square one de Coldplay, version live. 

Songs that mean a lot to me

Don't panic de Coldplay, tout le répertoire de Goldman ou presque (impossible de choisir) et Devant toi de Calogero. 

Favorite drink

Le thé !  

Favorite charity

Impossible de choisir, en tout cas parmi les quatre qui se trouvent sur le côté. Même si je donne régulièrement à Handicap International. Ne me demandez pas pourquoi celle-là, je ne sais pas. Peut-être depuis que j'ai eu les larmes aux yeux en lisant un courrier déposé dans ma boîte aux lettres me parlant de cette gamine à qui une jambe a été arrachée par une mine anti-personnel et qu'un don de quelques dizaines d'euros permettrait de lui poser une prothèse. Ce n'est pas grand chose pour moi, mais tellement pour elle. 

Favorite vacation 

En Bretagne, du côté de Perros-Guirec. Pas très loin, Londres. En attendant l'Irlande, le Pérou et New York un jour. 

Favorite vice

Critiquer (désolée Titania, mais c'est tellement vrai comme réponse !)

Five people who I'd like to see answer this survey

 Andrea, Madie, Shopgirl, Fraisy et Elise.

27 juillet 2007

Life on a boat

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Au son de Francis Cabrel, Christophe Maé et du Da Vinci Claude, j'ai passé quelques jours avec Miranda. Je savoure avec délice ce repos mérité. Quand la pluie a décidé de pointer le bout de son nez, on a joué au Sims (ah sacrée Marylou) et percé à de multiples reprises le mystère de la mort de ce pauvre Dr Lenoir au Cluedo. Et puis, le soleil et le ciel bleu de retour, une promenade en bateau avec embrunts et sensations fortes. On a arpenté la jolie petite ville de Saint Valéry. Pensée à ceux qui ont ponctué ce séjour : Marylou, Danny, Francis, Melles Rose et Pêche et bien sûr Alexandre. 
 
Désolée pour ce post plein de private jokes.  
 
Et comme je vis dans une valise en ce moment, je repars lundi passer quelques jours chez mon père. Le mois de juillet tire à sa fin et je ne l'ai pas vu passer. Je profite de ces mois sans stress ni pression, heureux changement des mois précédents. Il me reste encore à arroser le CAPES avec mes amis, ce sera chose faite demain soir. 
 
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Ces mois d'été représentent ce que j'aime faire de mes vacances. Bien sûr, j'aimerais retourner faire un tour en Bretagne ou découvrir l'Irlande, le Chili ou New York. Mais, j'aime aussi me retrouver. Rester tranquille à la maison avec un bon bouquin, un dvd. Expression de mon côté solitaire. Parce que j'ai l'impression de mieux apprécier les petits moments simples passés avec mes amis. Ma vie peut paraître creuse ou ennuyante au yeux de certains, mais je m'en fiche. Je ne serais jamais une fêtarde, une fille exhubérante ou entourée d'une bande gigantesque d'amis. De plus en plus, j'apprends à vivre pour moi et non pour les autres. C'est sans doute ça grandir. Aussi. 
 
Pour finir par un clin d'oeil à Miranda...

22 juillet 2007

See you soon

Décidément, la blogospère se vide en cette période estivale ! A mon tour de vous laisser pour la semaine. Je pars avec ma Miranda passer la semaine sur la côte normande. Au programme : balades, tour en bateau (si la météo le permet...), détente, jeux de société, dvd...et bien sûr, bavarder, rire et être ensemble tout simplement. 

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18 juillet 2007

Bliss

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Le soleil. Se balader. Faire les magasins. Partir la semaine prochaine. Rire. Savourer. Lire. Manger une glace. Délirer. Regarder des bêtises à la télé' et en parler par sms interposés. 
 
Les messages de félicitations. Les coups de téléphone. 
 
Sentir la pression redescendre doucement. Commencer à y croire. Juste un tout petit peu. Je rêve d'être prof' depuis que je suis gamine et se dire que c'est possible, que c'est ce que je ferai. Pour de vrai comme disent les enfants. 
 
Et puis, Chris, Jonny, Will et Guy (ah Guy...).
 
 
PS : Et Audrey fait son retour avec une nouvelle bannière. 

16 juillet 2007

The best is yet to come

Pas le temps d'écrire une note détaillée, mon père m'attend pour déjeuner. Mais, je voulais juste dire à tous ceux qui m'ont soutenu, encouragé et qui ont cru en moi que

J'AI MON CAPES !  

Suite de la note quand je serai (un peu) descendu de mon nuage !  

PS : On recommence l'an prochain pour l'agrég'. Maso moi, non ?!  

Quelques heures plus tard... 

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J'ai du mal à mettre des mots sur ce que je ressens tant tout cela me paraît irréel. Parce que la nuit, quand je n'arrivais pas à m'endormir, je me disais parfois "et si je suis admise". Et je le suis. Je ne pensais pas pouvoir l'avoir du premier coup. Je ne pensais pas finir première de l'Académie et 109e au niveau national. Je ne pensais pas avoir 14 à la leçon d'histoire et 18 en épreuve sur dossier (dire que j'étais dégoutée d'être tombée en géo...). 

Je pourrais tenter l'Agrégation l'esprit libre, en sachant que l'année suivante me seront assurés un salaire et un stage avec un poste en responsabilité. Savoir que j'ai les capacités d'être enseignante. Que mes méthodes de travail sont les bonnes. Que j'ai été plus forte que les mesquineries qui ont empoisonné la première partie de l'année. 

Je suis reconnaissante à Publinet d'avoir publié les résultats vers 11h30. C'est toute tremblante que ma main a guidé la souris vers les résultats de l'Académie et qu'un cri s'est fait entendre quand j'ai lu mon nom. C'est toute tremblante que je suis allée regarder mes notes.

L'après-midi a passé comme un tourbillon, empli de coups de téléphone et de mails. J'ai finalement déjeuné avec mon père. Il me reste à fêter ça en famille et avec mes amis.

Je vais enfin pouvoir profiter des vacances. Souffler.

Et puis, ça va faire Cérémonie des Césars mais tant pis. Alors je me lance. Merci à mes parents. Merci à mes amis qui m'ont supporté pendant cette année. Merci à ma soeur de coeur qui croyait plus en moi que moi-même. Merci à ma B. pour ces coups de fil, les cafés, les fou-rires et tout le reste. Merci à vous, et tout particulièrement à Heather, Titania et Shopgirl.  

Mood : Image Hosted by ImageShack.us Jubile !

13 juillet 2007

Friday the 13th

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Je m'y attendais, les résultats du CAPES tomberont lundi en fin d'après-midi. Je déteste Publinet, les fonctionnaires de l'Education nationale, le Ministre, la Terre entière ou presque. Qui a dit que l'attente ne faisait qu'accentuer le désir ? 
 
Et puis, finalement, ce n'est peut-être pas si mal. Ce n'est pas que je sois superstitieuse et, de toute façon, les dès sont jettés. Mais quand même. Ma meilleure amie elle est superstitieuse. Et, chez elle, un lapin puis un coq sont morts. Et puis, malicieuse, elle m'envoie un sms ce matin pour me dire qu'elle vient de croiser...un chat noir. Elle me fait douter la coquine ! Mais, elle me fait surtout sourire avec ces petites coïncidences, rire, oublier un peu mon angoisse. Elle qui croit tellement en moi, bien plus que moi. Qui est certaine de ma réussite. Qui est toujours là quand il le faut.  
 
Anyway.
 
La journée m'a paru interminable. Le soleil est de retour pour le week-end. Alors, je suis allée fureter chez Virgin, j'ai marché dans les rues. Assise sur les marches place de la Cathédrale, j'ai siroté mon coca en me plongeant dans l'histoire de Mary Tudor. Le week-end sera long. Et moi, pas tellement supportable. L'attente me rend irritable, insupportable, égoïste.
 
Attendre encore un peu. Il n'y a rien d'autre à faire de toute façon. Juste se détendre, respirer, prendre le soleil et gonfler mes poumons d'air frais. 
 
Mood : Image Hosted by ImageShack.us Anxieuse
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10 juillet 2007

I'm a living paradox

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Envie d'être appréciée, mais refuser d'être comme tout le monde. De se fondre complétement dans le moule. Aussi parce que je suis bien avec moi quand je me moque des modes, quand je souris de voir toutes ces jeunes filles habillées de la même manière. 

Fuir le conflit, mais ne pas pouvoir retenir les mots qui affluent de ma bouche.

Etre réservée, mais avoir parfois du mal à accepter la carapace de mes proches.

Hurler en entendant certaines phrases, mais ne pas oser le dire. Chercher des excuses.

Aimer ma solitude, mon indépendance, mais crever d'envie devant ces couples d'amoureux. Devant le réconfort chaleureux des bras d'amoureux qui attendaient les chanceuses à Châlons. Se dire pourquoi pas moi ?

Cultiver la réserve et déballer mes sentiments ici.

Peut-être que tous mes sentiments contradictoires sont exacerbés par cette attente. Par la peur, le doute, l'angoisse.

J'attends trop des autres. De moi-même. La barre est placée trop haut. Alors, inévitablement, je suis déçue.

Marre de ce "je". Et cette peur de passer pour une égoïste, une nombriliste qui ne pense qu'à elle.

Peut-être que ce serait plus simple de vivre au jour le jour. De cueillir chaque joli moment et ne pas penser au reste. J'aimerais être de celles qui ne vivent que le présent, sans arrières-pensées, sans questions. Quoique. Parce que ces questions, ces doutes, ce sont des marques d'attention aussi. Analyser pour mieux comprendre. Pour mieux apprécier. Un paradoxe ambulant je vous disais.

Et pourtant. Je me dis qu'un poids énorme sera parti si j'ai le concours vendredi. Demain, je vais passer la journée avec celles qui me font sentir moi-même et je sais d'avance que cette journée passée ensemble sera comme une bouffée d'air frais. Et puis, un coup de fil et discuter de tout et de rien pendant vingt minutes avec elle suffit à rendre les choses un peu plus simples et à me redonner le sourire. She's not my sister for nothing.
 
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I'm just so complicated.
 
Mood : Image Hosted by ImageShack.us Thinking too much
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07 juillet 2007

Feet on the ground

 
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Semaine étrange, comme un peu hors du monde et de son agitation. J'ai traîné en pyjama jusqu'à onze heures passées, regardé des séries enfouies sous ma couette, ma fidèle tasse de thé à mes côtés. Redécouvrir le plaisir de lire des romans, même si j'ai encore un peu de mal à me concentrer ! Et je suis décidement incorrigible car j'ai commencé par un roman....historique et en anglais (Phillipa Gregory, The other Boleyn girl). Un peu de rangement. J'ai flâné sur le net. Et puis, deux après-midi avec elles. Voir les amoureux marcher main dans la main dans les rues. Sourire. Rire. Respirer. Attendre. Faire quelques projets.

Et puis, encore des questions. Ces doutes. Mon esprit refuse de me laisser un peu de répit. J'ai trop souvent l'impression de vivre dans le déni. Comme si à force de nier la réalité, elle finira bien par disparaître. Peut-être que c'est naturel. Que c'est aussi comme ça qu'on avance, qu'on évolue. Mais, arrivera un moment où il faut vivre. Se détacher de ses rêves ou de ses omissions. Oser dire tout haut ce qui est enfouie dans son esprit. Poser certaines questions. Même si ça fait mal. J'ai encore trop souvent la sensation de rêver ma vie, de me réfugier dans le doux confort de mon esprit. Parce que c'est tellement plus facile et confortable. La vie semble tellement plus simple à Elmo.

Et les résultats devraient tomber vendredi. Oui, vendredi 13. Heureusement que je ne suis pas superstitieuse...
 
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02 juillet 2007

Dirty little secrets

De nouveau taggée par Shopgirl, je m'exécute de bonne grâce. Je ne pense pas que ces sept "secrets" soient si croustillants ni aussi importants que cela en revanche  ! Et puis, les secrets les plus intimes, ils restent bien enfouis au fond de mon coeur malgré tout...

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* Je rêve de vivre au XVIIIe siècle dans un roman de Jane Austen. Bien sûr, la condition de la femme n'a rien de très enviable. Pas de vraie liberté, peu de droits. Une condition inférieure. Mais. Le romantisme, la galanterie des relations amoureuses. Je rêve d'une salle de bal, d'une jolie robe qui attirerait le regard ténébreux de Mr Darcy. Nous danserions, les yeux dans les yeux, comme Keira et Matthew dans le film. Ou, partageant quelques traits d'Anne Elliot, je serai l'amour éternel de Wentworth. Serrée dans ses bras, j'humerais l'air marin à bord d'un navire et nous passerions notre vie ensemble.  Et puis, qui ne rêve pas de recevoir une telle lettre ? 
 
 "I can listen no longer in silence. I must speak to you by such means as are within my reach. You pierce my soul. I am half agony, half hope. Tell me not that I am too late, that such precious feelings are gone forever. I offer myself to you again with a heart even more your own than when you almost broke it eight years and a half ago. Dare not say that man forgets sooner than woman, that his love has an earlier death. I have loved none but you. Unjust I may have been, weak and resentful I have been, but never inconstant. You alone have brought me to Bath. For you alone I think and plan [...]"
Persuasion. Jane Austen.  
 
* Je suis une petite fille modèle, toujours bonne élève. Un peu ennuyante donc aussi. Je n'ai jamais séché un cours de ma vie, je n'ai jamais eu d'heures de colle. Jamais de punitions. Toujours des notes au mieux convenables. Je suis polie aussi. J'ai toujours pris à coeur mes études. Peut-être même trop d'ailleurs.
 
* Je n'ai jamais eu les cheveux longs. Même petite, ma mère me faisait toujours couper les cheveux avec un carré court. Depuis quelques mois, j'essaye de me faire pousser les cheveux mais ils se rebellent trop à mon goût. Alors, j'ai très très envie de m'acheter un Babyliss.  
 
* Adolescente, j'ai partagé avec ma meilleure amie de l'époque une passion dévorante et voyante pour les Worlds Apart. Mon chouchou, c'était Cal. Ma chambre était tapissée de posters, je connaissais toutes les chansons par coeur. J'ai dépensé la majeure partie de mon argent de poche de l'époque dans mes magazines dont les articles garnissaient un gros classeur blanc. Mon premier concert, c'était celui des Worlds Apart à Rouen. J'en garde aujourd'hui un souvenir amusé.
 
* Pour me détendre ou me défouler, j'adore chanter à tue-tête (quand je suis seule), mon lecteur mp3 sur les oreilles et créer parfois des chorégraphies déchaînées. 
 
* En CP, j'avais un frère imaginaire qui s'appelait Julien. Je le dessinais sur mes cahiers en classe quand on faisait des dessins et mon maître, qui savait pertinemment que j'étais fille unique, me souriait avec gentillesse et me posait même parfois des questions sur lui. Sans doute devait-il me trouver un peu perturbée par mon statut de fille unique !
 
* J'ai honte, mais tant pis. J'adore les potins sur nos amis les stars. Je lis la page "people" de Yahoo tous les jours. Je ne vais pas jusqu'à acheter la "presse" people mais j'avoue que parfois, j'ouvre un ou deux magazines chez le marchand de journaux.  
 
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 Je passe le relais à qui le voudra, même si ce questionnaire a beaucoup tourné ces derniers mois. ;)

01 juillet 2007

Veni, vidi and vici ?

I'm back.
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Difficile de résumer ces trois jours, ces émotions contradictoires. De Châlons, je retiens l'angoisse et le doute. L'angoisse en arrivant au lycée, en attendant sur ces chaises, juste avant d'être appelé pour tirer au sort le sujet. Et puis surtout, marcher dans ces couloirs, se retrouver devant cette porte qui s'ouvre et ces trois personnes derrière leur table. Boule au ventre, gorge sèche. Respirer. Parler doucement. Clairement. Tenir le temps. Répondre avec détermination et humilité. Etre une funambule finalement. 

Je retiens la gentillesse des appariteurs et apparitrices, leurs sourires rassurants, leur bonne humeur et leur sollicitude. Ce charmant surveillant d'hier, prévenant et avec un bien joli sourire. Je retiens les sourires troublants de certains membres du jury. Parce que ce sourire, on ne sait pas trop ce qu'il veut dire. Et puis, il y a les membres du jury qui s'ennuient et qui font voir leur ennui. Parce que le sujet qu'on a tiré ne les concerne pas vraiment. Leurs questions pointues, faites pour destabiliser. Les questions assez incongrues d'un membre du jury lors de l'épreuve sur dossier. "Pourquoi à votre avis y a-t-il des pauvres en France". Ou, hier, en contemporaine, avoir la petite satisfaction de surprendre agréablement l'examinatrice sur les paysans bretons pendant la Révolution française. "Mais, les paysans bretons, ils ont été contre la Révolution dès juillet 1789 ?". Non, madame. Pas de chance, 1793, c'est ma période. 

Je ne pensais pas que ce serait si éprouvant. Si formateur aussi. Je ne sais pas ce que le résultat sera. Mais, malgré tout, je n'ai pas de remords. Je pense avoir donné mon maximum. Wait and see... 

Et puis, dans ma mémoire, je me souviendrais que le CAPES était partout dans la ville. A l'hôtel, au restaurant, dans les rues. On le saisit au gré de bribes de conversation attrapées au vol. On est tous dans le même bateau et des liens se créent. On partage des expériences, des émotions. J'avais peur de me retrouver seule là-bas, et j'ai été très étonnée par le nombre de candidats accompagnés par leurs parents (dont ce charmant candidat rennais rencontré avec sa mère le premier soir au restaurant). Mais je crois que j'ai préféré être seule. Dans ma bulle CAPES. Concentrée sur les oraux. Je n'ai eu le temps de rien d'autre. A peine quinze minutes de "shopping" pour trouver en urgence un petit pull pour faire face à la météo un peu capricieuse. Le reste a été révisions, attente, repas, repos, quelques coups de téléphone et discuter avec ma voisine de chambre. 

Et maintenant ?

Attendre. Se détendre. Se reposer. C'est étrange. Il va me falloir un peu de temps pour sortir les oraux et le CAPES de mon esprit. Et puis quand même, merci à tous pour les pensées, les petits mots, sms, mails et coups de fil.

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