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26 juin 2007

This is the last time

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Sensation étrange. Ce moment, redouté mais aussi attendu. Se retrouver là-bas, affronter les jurys. Répondre aux questions, tenir les quinze ou trente minutes. Se dépasser. Enfin, essayer. 

Le départ pour Châlons est demain, dans la matinée. Les oraux jeudi, vendredi et samedi. Délivrance prévue (et attendue avec une certaine impatience) samedi aux alentours de 16h15 (oui, j'ai compté). Et après, et après. Crier de joie. Souffler. Dormir. Buller. Une bonne pile de films et de séries qui m'attendent. Et puis, them

Ce week-end, le moral est descendu bas. Le stress, l'angoisse, la pression. Malgré une bonne nouvelle, une petite visite, bavarder autour de sa tasse de thé. Les mails, les mp. Mes parents. Des textos. Pourtant. J'étais au bord des larmes pour rien. Irritable. Irritée. Je me déteste comme ça, mais pourtant, c'est comme si c'était plus fort que moi. C'est de ça dont j'ai peur. De craquer là-bas, seule dans ma chambre d'hôtel. De paniquer en lisant le sujet tiré au sort. J'ai beau me dire que mes colles se sont toutes bien passées, la peur est là. Le doute aussi. 

Même si j'emporte avec moi un peu de musique, des sms, des photos et des petits mots gravés en moi comme des trésors. J'ai très envie de l'avoir ce foutu concours. Pour pouvoir préparer l'agrég' l'esprit libre. Pour savoir que j'en suis capable. Pour pouvoir faire ce dont j'ai envie.

I can do it !

22 juin 2007

Let the music play

Hier soir, c'était la Fête de la Musique. Histoire de prolonger un petit peu le plaisir (et aussi parce que je voulais faire cette note hier soir mais que - les joies de l'informatique - ça ne marchait pas), j'ai eu envie de vous faire partager les quelques chansons qui tournent en boucle dans mon lecteur mp3... 
 
Il y a un peu du tout. Des chansons qui me donnent des frissons, qui me donnent la pêche entre deux révisions. Qui m'accompagnent tout simplement.
 
 
 
Only a few days before Châlons...
Only a few more days before bliss... 

20 juin 2007

Dans ma bibliothèque

Sollicitée par la douce Shopgirl, je me soumets à ce petit questionnaire...

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Moi et mes livres

Une relation presque fusionnelle. J'en prends un soin farouche, ce qui n'empêche pas que mes livres fétiches soient délicieusement usés par mes mains et mes yeux qui les dévorent. J'aurais beaucoup de mal à m'en séparer. J'aime les toucher, les parcourir. Je marche au coup de coeur. Un titre, une couverture, un résumé qui m'accroche. Mes livres sont le reflet de mes envies, de mes goûts, de mes pulsions aussi parfois. Je les aime infiniment.  

Quatre livres de ma jeunesse

* Les quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott : Il suffit de voir mon exemplaire usagé pour deviner combien de fois j'ai lu et relu ce chef d'oeuvre. J'aime infiniment Jo' et cette si jolie histoire de soeurs, moi qui suis enfant unique. 

* Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll :Pour sa fantaisie, sa poésie. Même en grandissant, il me reste encore des envies de ce pays merveilleux. 

* Mathilda de Roald Dahl : j'aurais pu choisir un autre roman de ce si fameux auteur pour enfants. Et pourtant. Plus que Charlie, c'est Mathilda qui a été mon coup de coeur. J'ai aimé l'histoire de cette petite fille presque surdouée, brimée par ses parents, traumatisée par la terrifiante directrice de son école. Il faudra la rencontre avec une institutrice pour que Mathilda voit sa vie se transformer. Un bijou d'humour, d'inventivité et de tendresse.

* Papa longues jambes de Jean Webster : Roman épistolaire racontant l'histoire de Judy, orpheline qui entre à l'Université grâce à la générosité d'un bien mystérieux donateur. Aujourd'hui encore, je nourris l'envie de lire la suite, uniquement disponible en anglais et jamais édité ou presque en France. Merci Internet, je sais qu'il est quelque part en libre service...

J'aurais pu aussi ajouter la collection des Six Compagnons, Ernest et Célestine, ma collection de "Castor Poche" junior qui emplissent désormais mon placard, le Journal d'Anne Franck...

Quatre écrivains que je lirais encore et encore 

 * Jane Austen : J'aime tout ou presque. Le style, élégant mais aussi sans concessions et pas dénué d'humour avec lequel cette femme extraordinaire a croqué la vie et les relations de ces concitoyens. Et puis, Darcy, Elisabeth, Wentworth, Anne et les autres...

* Guy de Maupassant : j'ai encore beaucoup à lire de lui, notamment ces nouvelles. Un coup de coeur tout particulier à Bel-Ami, un de mes romans fétiches.  

* Mary Higgins Clark : pas très glorieux mais c'est un guilty pleasure assumé depuis des années ! 

* Sébastien Japrisot : pour Mathilde, les larmes et ce style si inimitable.

C'est assez difficile, car je marche plus au coup de coeur qu'à une véritable fidélité pour un auteur finalement...

Quatre écrivains que je ne lirais plus jamais (ou du moins que je laisserais certainement sur la table du magasin …)

* Régine Desforges : les quatre premiers volumes de sa Bicyclette bleue sont très réussis. Les autres, beaucoup moins. Même plus, c'est de pire en pire...

* Balzac : j'ai été traumatisée par le Père Goriot en seconde. J'ai eu beaucoup de mal à le lire, n'en ait éprouvé presque aucun plaisir...

* Paul Auster : Je reconnais que c'est un écrivain très doué. Mais je ne peux pas. Je n'accroche pas. Je trouve ça trop indigeste, trop lourd.

* Kate Atkinson : une énorme déception. Son premier roman, Dans les coulisses du musée, était formidable. Par la suite, les histoires sont devenues plus (trop) farfelues, bien moins attachantes et plus ou semblables. Dommage...

Quatre livres à emporter sur une île déserte 

* Les oeuvres complètes de Jane Austen - je sais, je triche !  

* Le Journal de Bridget Jones d'Helen Fielding.

* Quatre-vingt-treize de Victor Hugo.  

* N'importe quel BD de Tintin - pour la détente !  

Quatre livres de ma pile de livres à lire

En vrac : North & South d'Elisabeth Gaskell (en anglais), Persuasion de Jane Austen (in english too), La Reine Margot d'Alexandre Dumas, Une fille, quatre jeans ou n'importe quel autre bouquin de chick-lit pour la détente post-CAPES, Le diable s'habille en Prada que j'ai abandonné il y a des mois et d'autres livres qui s'ajouteront lors d'un prochain périple du côté de ma bibliothèque et de la FNAC !

Je passe le témoin à qui le souhaite.  

J'envoie valser

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Après réflexion et un peu d'hésitation, j'ai décidé d'enlever le code d'accès. Parce que j'ai l'impression de me priver de quelque chose, de perdre un peu du plaisir que j'ai à blogguer depuis plusieurs mois. 

Et puis, après tout, les circonstances qui ont présidé à ce code font que, quelque part, bloquer le blog revenait aussi à ne pas totalement en assumer le contenu. Alors, à celles (et à celle) qui n'aime(nt) pas ce qu'elle(s) lise(nt) ici, qu'elle(s) passe(nt) tout simplement leur chemin. Ici, j'écris avec mon coeur, mon âme aussi. Ni plus, ni moins. J'assume le côté ambigu de cet espace, anonyme et pourtant si impudique. 

Finalement, cette "péripétie" est aussi une manière d'illustrer un trait de mon caractère. Je suis parfois versatile. Mais, je vous avais prévenu non ?

Soundtrack :

17 juin 2007

Daddy's little girl

Il paraît qu'on se ressemble tous les deux. Qu'on a le même caractère. Solitaire. Angoissé. Et puis cet humour un peu décalé, moqueur, mais jamais méchant. La curiosité de découvrir de nouveaux groupes, d'ouvrir mes yeux et mes oreilles, je le tiens de toi. Les Stones aussi. 
 
En vacances, on partait tous les matins faire les courses tous les deux. Tu achetais toujours l'Equipe. J'ai grandi avec tes analyses, tes critiques sur le sport. Plus tard, on a même regardé les matchs du FC Nantes ensemble. L'Equipe de France. Aujourd'hui, aller prendre un café et regarder le journal ensemble fait partie des moments que je préfère.
 
Tu ne parles pas beaucoup, mais pourtant tes silences en disent parfois bien plus que des millions de mots. Même si je ne les accepte pas toujours ces silences. Il faut me comprendre. J'ai détesté te voir souffrir pendant ces dernières années. Victime d'une maladie qui n'en est pas une pour trop de gens. D'une maladie qui ne se voit pas tout de suite. Qui t'a parfois empêché de te lever le matin. Qui t'a enlevé le goût de sortir, de vivre à trois comme avant. Cette maladie qui a changé les choses. Qui t'a fait partir. Commencer une nouvelle vie, ailleurs. Je ne t'en veux pas, au contraire. Les choses sont mieux ainsi. Faire semblant, prétendre, porter un masque m'épuisait. Tu retrouves le sourire. Je te sens apaisé.
 
Pourtant tu me manques. Je pensais que le temps ferait en sorte que je m'habituerais. Mais, trois ans après, j'ai toujours cette petite douleur au fond de moi. Ces larmes qui surgissent parfois, quand j'écoute une chanson, que je lis un mail que tu m'as écrit. Tu ne parles pas beaucoup, mais tu sais exactement quoi me dire. Me rassurer. Croire en moi. Etre là. 
 
Finalement, on n'a pas tellement changé tous les deux. On se comprend à demi-mot. On passe parfois des après-midi à jouer à des jeux vidéo quand je viens te voir. On rit. 
 
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Bonne fête Papa...

08 juin 2007

Goodbye highschool...

Le bac, est comme tous les ans, partout dans les médias. Et puis, en lisant un blog d'une future bachelière, cette note m'est venue...

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En passant, ça serait tellement sympa d'avoir ce genre de cérémonies plutôt que d'aller chercher son relevé de notes dans la salle d'un lycée juste après les résultats... 
 
On se rappelle tous de l'angoisse qui nous a étreint en ce début de juin, ces fiches de révisions ingurgitées. Et puis, cette sensation qu'une page se tournera à la fin de cette année. Des choix d'orientation à faire, un éventuel départ du domicile familial. 
 
J'ai toujours été bonne élève et il ne faisait guère de doute pour mes professeurs de l'époque que le bac ne serait pas un problème pour moi. Le dernier conseil de classe m'avait auréolée du seul avis très favorable de la classe, mais je me rappelerai surtout de ce dernier rendez-vous par la phrase mythique de mon professeur d'histoire-géographie. Interrogée sur mes projets d'orientation, je répondais naturellement que l'an prochain se déroulerait pour moi en fac' d'histoire. Ma prof' d'éco, que j'admirais pourtant beaucoup, trouvant cette orientation "décevante", l'inénarrable Monsieur S. lui répliqua "en fac' d'histoire, on rentre chenille et on ressort papillon". Si vous saviez combien cette phrase énigmatique, farfelue presque même, me parle aujourd'hui. Il avait tellement raison. Parce que j'ai trouvé ma voie, ma passion. J'ai grandi. J'ai changé. 
 
Malgré donc ces encouragements et ces bonnes notes, j'ai abordé l'Epreuve du bac avec un stress monstre. Tellement qu'à la sortie de l'épreuve d'histoire-géo, je ne me sentais pas très bien. Mal même. Tellement mal que je me suis rapidement retrouvée en urgence chez mon médecin. Bilan : une gastro, en partie déclenchée par le stress. J'ai passé le reste de l'après-midi et de la soirée tordue de douleur dans mon lit, des pensées terribles envahissant mon cerveau. Et si je devais repasser le bac l'an prochain à cause de ça. Et si je loupais mon bac. Et si j'étais une ratée. Et si, et si. Finalement, le matin, je me sentais un peu mieux et c'est armé de mes fidèles et efficaces médicaments que je me suis attelée à la suite de l'aventure. 
 
Le jour des résultats, il faisait chaud. Très chaud. J'ai tourné en rond toute la matinée, paralysée par le stress. Et puis, en début d'après-midi, la délivrance. Les grilles du centre d'examen s'ouvrent. Une marée humaine se précipite sur les fameux panneaux. Je reste un peu en retrait, laissant passer le flot. De toute façon, avec ma taille, inutile de tenter d'y voir quelque chose. Je cherche mon nom. Reçue. Mention assez bien. Ouf.
 
Après, il y a eu le relevé de notes, des petites satisfactions personnelles sur certaines notes. Les larmes de mes amis, recalés ou à l'oral de rattrapage. Cette année-là, les résultats ont été médiocres dans mon lycée. Le champagne, le soulagement. La fête avec les copines admises. Et le début d'une autre page de ma vie.
 
Finalement, tout cela me paraît loin. Déjà 6 ans. Avec le recul, on trouve souvent cette agitation autour du bac un peu superflue. Il n'empêche que lundi, j'aurais une pensée émue et compréhensive pour les futurs bacheliers.
 
Et puis peut-être aussi que cette année, l'angoisse du bac trouve un écho tout particulier avec mon stress à moi pour les oraux et les résultats du CAPES... 
 
Soundtrack :

06 juin 2007

A little privacy

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Finalement, je crois que ce n'était qu'une question de temps. J'y pensais depuis quelques mois. Je pensais le faire une fois enseignante, histoire de ne pas être embêtée par l'Education nationale et de garder une liberté de ton.

Et puis, certaines notes, certains jugements m'ont fait mal. Je n'ai aucune envie de me censurer. J'ai lu une note que j'ai pris pour moi. Je me suis sentie blessée. Je crois que la blogosphère est un espace de liberté, de dialogue. Je ne regrette pas ce que j'ai écris. Parce que je le pense toujours, et peut-être même plus que jamais. 

Peut-être que je réagis trop fortement. Probablement même.  

Juste une envie d'un peu plus de liberté. Je ne sais pas combien de temps cela durera. Peut-être que mon inconstance me fera changer d'avis d'ici quelques semaines, ou quelques mois.  

Anyway.

Welcome into my private wonderland.  

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