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31 mai 2007
One month
Ma tasse de thé fumante à côté du clavier, je m'accorde une petite pause avant de retourner réviser pour ma troisième colle de la semaine, la plus importante et la plus stressante sans doute.
Les oraux se dérouleront donc pour moi dans un mois ou un peu moins désormais, les 28, 29 et 30 juin. L'hôtel est réservé (non sans petites difficultés) et le stress commence à monter.
Peu de notes en ce mois de juin qui s'annonce donc. Quand je lis que certaines sont capables de faire du shopping, donner des cours, se faire belle, passer un peu de temps avec leurs proches, blogguer tous les jours et réviser, je me dis que nous n'avons pas toutes des journées de 24h. Life is unfair...

Cette semaine, le rituel a été le même. Lever à 7h. A la bibliothèque à 8h30. Retour à la maison. Révisions. Repas. Ménage. Révisions. Une vie monacale en somme. Mais, je m'en fiche. Ca en vaut la peine. J'ai à peine profité de l'appartement à moi seule. Je pense à l'an prochain.
Si l'échec est au bout de la route en juillet, eh bien, je retente l'aventure avec l'agrégation en plus. Si je suis admise en juillet (please...), je décale mon année de professeur stagiaire d'un an pour préparer l'agrégation tout en sachant que j'ai le concours dans la poche. Pour se faire plaisir, pour l'avenir aussi. Pour se donner le temps. Pour les économies. Parce que j'en ai envie.
Et puis dans un mois, je pourrais sans culpabilité me plonger sous la couette, dormir au soleil. Rattraper mon retard dans les séries. Changer d'air. Et puis, surtout, profiter d'elles. Rire. Sortir. Gonfler mes poumons d'air pur et chantonner dans les rues.
Après, tout, un mois dans une vie, ce n'est rien. Un sacrifice minuscule. Surtout qu'au bout du compte, ça en vaut drôlement la peine...
Soundtrack :
17:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27 mai 2007
Sunday

Je ne sais jamais sur quel pied danser ces jours-là. C'est comme si le monde s'arrêtait un peu de tourner, en me laissant une sensation étrange. Et puis, le dimanche, c'est un jour étrange pour travailler. Pour réviser. Je n'ai jamais réussi à être très productive ces jours-là. Alors, dimanche rime aussi avec culpabilité et angoisse de ne pas réussir à avancer dans mon planning de travail.
Quand j'étais encore enfant, j'ai un souvenir très doux de certains dimanches passés à trois. Toujours les mêmes rituels, ou presque. Le déjeuner accompagné des vinyls de Nougaro ou de Tracy Chapman. Les ballades en forêt ou les parties de jeux vidéos avec mon père. Et puis, les dimanches ont changé. C'était souvent le moment où éclataient les conflits. Les pleurs. Toujours les mêmes.
C'est sans doute aussi pour cela que j'aime encore moins les dimanches.
C'est aussi le jour des repas en famille. Comme aujourd'hui. Comme bien souvent, je vais me sentir différente. A l'écart. Invisible. Irritée. Fatiguée. Comme une étrangère dans ma propre famille. Bien sûr, il y a quelques bons moments. Parce que malgré tout, je l'aime quand même cette famille. J'en attends peut-être trop, je ne sais pas. Mais elle me déçoit toujours.
12:15 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23 mai 2007
Those three little words
"Vous êtes admissible".
Le couperet est tombé. Je suis reçue à l'admissibilité du CAPES. J'ai encore du mal à y croire, à réaliser que j'irais à Châlons défendre ma place. J'ai crié. J'ai pleuré. J'ai soufflé.
Se dire que j'ai déjà passé ce cap-là et dès la première tentative. Un peu inquiète à la perspective de ces oraux. Par la perspective du boulot. De ces trois jours seule là-bas.
Et puis, il y a les messages de félicitations. D'encouragement. Vous aussi.
The show will go on.

Même si je ne vous promets pas des notes très régulièrement durant ces quelques semaines.
19 mai 2007
If I close my eyes

Savoir que je ne suis pas seule, mais ressentir ce manque malgré tout...
Et elle s'invente des voyages
Entre un fauteuil et un divan
D'eau de rose et de passion sage
Aussi purs que ces vieux romans
Aussi grands que celui qu'elle attend
Soundtrack :17:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09 mai 2007
Me, myself and I (ou let's be superficial)
18:37 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
07 mai 2007
Stuck in a moment

Je me retourne dans mon lit. Assaillie de questions. De doutes. D'anticipations.
Et puis, depuis hier soir, ce goût de bile dans la bouche. Dégoût. Incompréhension. Je n'y croyais plus, mais, malgré tout, restait au fond de moi une lueur d'espoir. Une tornade est venue éteindre violemment cette lueur. Cette France-là, ce n'est pas la mienne. La pilule sera dure à avaler. Elle me laisse en colère. Une envie de se battre aussi. De lutter. De s'engager mieux que je ne l'ai fais jusqu'alors.







